Pour la septième manche de la saison, le MotoGP se rend sur le Circuit de Catalunya, situé à Montmeló, à quelques encablures de Barcelone. Il s’agit de l’une des pistes historiques du championnat : le paddock s’y installe en effet chaque saison depuis plus de deux décennies, puisqu’une première visite a fait office de GP d’Europe avant la création du GP de Catalogne en 1996.

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C’est une piste rapide qui attend les pilotes, un tracé caractérisé notamment par une ligne droite d’un kilomètre et des vitesses de pointe qui flirtent avec les références de Losail et le record absolu du Mugello, la meilleure étant à ce jour de 348,8 km/h. Après l’accident qui fut fatal à Luis Salom, en 2016, la piste a subi plusieurs modifications jusqu’à adopter l’an dernier une configuration suscitant le consensus. Entre son nouvel asphalte et les retouches apportées à certaines portions, le tracé catalan a donc fait peau neuve et s’en est trouvé légèrement raccourci, sans toutefois perdre de son charme aux yeux de nombre de pilotes, notamment grâce à son dénivelé et à ses virages rapides.

Les virages requièrent en majorité le deuxième ou le troisième rapport et poussent les machines à dépasser allègrement les 100 km/h. Cette configuration de la piste crée de nombreuses opportunités de dépassement et a fait du Grand Prix de Catalogne le théâtre de certaines des plus belles courses de l’Histoire, à l’image de l’exceptionnel duel opposant Valentino Rossi et Jorge Lorenzo en 2009, resté dans les annales.

Ces virages de la piste catalane, majoritaires à droite, sont traditionnellement de gros mangeurs de gomme. Sur la base de l’expérience acquise l’an dernier pendant le Grand Prix et le traditionnel test post-course, Michelin a opté pour des solutions tantôt symétriques (les pneus avant slicks soft et medium), tantôt asymétriques avec un flanc droit renforcé (le pneu avant dur, ainsi que les pneus arrière, qu’ils soient slicks ou pluie).

Le programme du GP de Catalogne :

Le palmarès du GP de Catalogne depuis dix ans :