S’il est quelque chose qu’on ne peut enlever à Danilo Petrucci en ce début de saison, c’est bien sa régularité. L’Italien a fini pour la troisième fois en autant de courses à la sixième place dimanche, aux États-Unis, ramenant dix nouveaux points dans son escarcelle.

Un résultat qui lui permet mathématiquement de se maintenir à la cinquième place du championnat, mais le sentiment reste mitigé pour le numéro 9 en ce début d’exercice, qui souhaiterait enfin finir dans le top 3.

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Dans les faits, avec le podium de Jack Miller ce week-end, Petrucci est en effet désormais le seul pilote muni d’une GP19 à ne pas être encore monté sur la boîte cette année. “Sixième, sixième, sixième… Ça signifie que j’ai toujours la moyenne, mais rien de plus, rien de moins”, concédait, visiblement déçu, le Transalpin après la course. “Au Qatar, ça a clairement été une occasion perdue. En Argentine et à Austin, j’ai été beaucoup plus en difficulté, même si en Argentine je dois dire que j’ai pensé pendant quelques temps pouvoir monter sur le podium.”

Un résultat influencé par le début de course

Selon le pilote Ducati, son résultat a en grande partie été conditionné par un début de course timoré, lors duquel il a peiné à suivre le rythme imprimé par ses adversaires devant lui. “Ici, il m’a fallu trop de temps dans les trois ou quatre premiers tours”, reprend-il. “Ensuite, une fois que j’ai trouvé mon rythme, j’ai voulu rester là et ne pas commettre l’erreur habituelle de trop attaquer au milieu [de la course], mais j’avais quand même un bon rythme.”

Petrucci aurait alors pu hausser le ton dans la seconde partie de l’épreuve, mais l’usure de ses gommes l’a amené à adopter une démarche précautionneuse pour les derniers tours, après quelques frayeurs au guidon de sa Desmosedici. “Une fois que les pneus se sont dégradés, je n’avais pas une grande confiance sur l’avant. J’ai perdu l’avant au virage 10, là où il y avait une trace d’humidité : j’ai fait 30m avec l’avant retourné, jusqu’au vibreur, et je me suis rattrapé de justesse. Je dois dire que ça m’a fait réfléchir et je me suis dit que, les cinq derniers tours, il fallait que je les finisse, d’autant que Morbidelli était à trois secondes.”

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Trois secondes, c’est à peu près le temps perdu par l’Italien lors des premiers tours justement, la faute à un départ encore lointain sur la grille, depuis la huitième place. Après coup, l’intéressé reconnaissait la nécessité pour lui de faire mieux le samedi pour espérer récolter de meilleurs résultats le lendemain.

“C’est dommage, l’écart s’est fait dans les trois ou quatre premiers tours”, a-t-il insisté. “Il faut que je fasse plus attention au départ et aux premiers tours de la course. Ça n’était pas le bon week-end pour y travailler parce que c’était déjà bien d’accéder à la Q2 et de partir de la troisième ligne, mais le rythme que j’ai eu par la suite n’était pas si mauvais. Peut-être que si j’avais été un peu plus haut, en deuxième ligne, ça aurait été un peu mieux. En tout cas, avec des si et des mais, on ne va pas loin. Je prends ce qu’il y a de bon, on marque des points, même s’il est clair que j’aimerais en marquer plus.”

“Je suis dans la lignée des autres pilotes Ducati et ça n’est pas mal. Il est clair qu’en Argentine et ici, je suis parti trop loin. Je suis parti dixième et huitième, or si on veut se battre pour les cinq premières places comme je le voudrais, c’est trop dur. Il faut donc clairement que je progresse plus dans la construction du week-end.”

Petrucci tentera donc à coup sûr de progresser dans l’exercice du tour lancé en vue de la prochaine manche, qui aura lieu en Espagne du 3 au 5 mai prochains sur le circuit de Jerez.

Avec Léna Buffa