L’Italien a soufflé le chaud et le froid en Allemagne ce vendredi en s’installant dans le groupe de tête lors des EL1, avant de dégringoler dans la hiérarchie lors des EL2.

Valentino Rossi aura connu deux demi-journées bien distinctes ce vendredi en Allemagne. Classé à une très honorable troisième place dans la matinée, l’Italien a chuté de son piédestal dans l’après-midi pour glisser en 17e position.

Toujours est-il que le niveau de compétitivité de la Yamaha reste peu clair en ce début de week-end, la seule réelle certitude étant que les M1 souffrent encore et toujours d’un problème récurrent d’adhérence.

Un phénomène d’autant plus remarquable cette année que le tracé allemand, qui avait été resurfacé en 2017, a évolué ces 12 derniers mois, ce qui n’est pas sans poser quelques soucis d’adhérence.

“Différents sentiments aujourd’hui…”, reconnaît le numéro 46. “La première séance d’essais libres n’était pas si mal. Dans l’après-midi, nous avons essayé de travailler avec les pneus usés pour avoir une idée de notre rythme, mais ce n’était pas fantastique, pas suffisamment fort. Nous avons essayé de modifier quelque chose pour progresser au niveau de l’accélération, et la monte d’un nouveau pneu m’a aussi permis de progresser, mais pas suffisamment.”

En 2017, le déficit de traction des M1 avait considérablement compromis les résultats de la M1 dans la Saxe. Un an plus tard, la situation ne semble guère s’être arrangée, alors que les dernières performances de la marque aux trois diapasons, notamment lors de la dernière manche à Assen, laissaient espérer un regain de forme.

“La troisième place, tout comme la 17e dans l’après-midi, ne sont pas représentatives [de notre niveau]”, reprend Rossi. “Je pense que nous pouvons faire mieux. Le problème est toujours le même : l’accélération quand j’ouvre les gaz. Nous patinons trop, nous ne pouvons pas transmettre suffisamment de puissance au sol, et donc nous perdons de l’accélération.”

La M1 en manque d’adhérence

Alors que plusieurs pilotes estiment que l’allocation de pneus n’est pas tout à fait adaptée pour cette neuvième épreuve du calendrier, le Docteur juge au contraire que les causes de ses résultats irréguliers ce vendredi renvoient à des problèmes intrinsèques sur sa Yamaha.

Nous perdons trop avec le pneu arrière, et cela devient difficile aussi à piloter la moto. Mais pour moi, les pneus ne sont pas si mal”, reprend-il. “C’est très difficile pour Michelin d’établir toute l’allocation de pneus avant la saison, sept ou huit mois avant […] Mais le problème vient davantage de la moto, car l’allocation des pneus n’est pas si mal.”

Pointé dans la seconde partie du classement, Rossi n’a pas encore assuré sa place en Q2 pour demain après-midi. Il aura néanmoins une dernière chance de se refaire à l’occasion des EL3, qui devront selon toutes vraisemblances se disputer dans des conditions sèches.