La saison de Xavier Siméon en MotoGP se sera terminée en eau de boudin à Valence, avec un forfait pour la course consécutif à une commotion liée à une chute lors des essais libres.

Le Belge avait pourtant une belle carte à jouer dans des conditions humides qu’il affectionne, et qui ont marqué cette ultime manche de l’année en Espagne, mais son attention va désormais se tourner vers son programme pour l’an prochain, à savoir un engagement dans le championnat nouvellement créé de motos électriques, le MotoE, dont les premiers essais ont eu lieu fin novembre sur le circuit de Jerez.

Un matériel standardisé en MotoE

Engagé pour un programme de cinq manches dans cette nouvelle discipline, il espère ainsi s’y battre à armes égales avec ses adversaires. “C’est une catégorie où toutes les motos sont équivalentes, et ce sera donc le talent du pilote qui sera mis en avant”, a-t-il avancé auprès de Motorsport.com en marge du Grand Prix de Valence. 

“Donc on va essayer de se battre devant et de faire un maximum de podiums avec les courses à disposition, et pourquoi pas aller chercher le premier titre MotoE. Je ne compte pas me mettre de pression inutile, mais dans un coin de ma tête, c’est l’objectif que je vise.”

En supplément de cet engagement, le Belge est actuellement en discussion avec d’autres catégories pour compléter son programme 2019, notamment en Endurance.

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“Je recherche du côté de l’Endurance”, confirme-t-il. “J’aimerais bien pouvoir intégrer une équipe officielle et me lancer là-dedans. Pour être tout à fait honnête, on a eu deux opportunités en Supersport mais aussi en Moto2. Mon père a roulé en Endurance durant des années, et moi j’ai grandi dans ce monde-là. J’ai vraiment envie d’aller là-bas, car c’est un championnat qui est en pleine évolution, il y a de plus en plus de niveau, d’usines qui s’impliquent.”

Un dernier tiers de saison solide

Si sa saison en MotoGP ne se sera pas terminée comme espérée, au moins Siméon peut-il avoir la satisfaction d’avoir pu montrer son potentiel lors du dernier tiers de la saison, lorsque la moto de Tito Rabat lui a été confiée dans la foulée de la blessure de l’Espagnol, à Silverstone fin août.

“Dès que j’ai hérité de la moto de Tito [Rabat], je pense avoir fait un pas en avant”, explique-t-il. “Cela prouve quand même à quel point le matériel est très important en MotoGP.”

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Le numéro 10 est ainsi parvenu à aller inscrire un point lors du Grand Prix d’Australie, sur le très sélectif tracé de Phillip Island, point d’orgue de sa première campagne en MotoGP.

“J’ai été content de montrer que j’étais bien plus performant avec une moto performante”, reprend-il. “C’est vrai qu’en fin de saison, je me sentais beaucoup mieux, avec une année d’expérience en MotoGP, j’arrivais à être plus performant en fin de saison, et c’est donc dommage de ne pas pouvoir continuer l’aventure.”