Franco Morbidelli a terminé sa toute première course avec le team Yamaha Petronas SRT à la 11e position, un résultat en dessous de ses attentes au vu de son week-end, mais qui reste cependant encourageant. En effet, l’Italien s’est toujours classé dans le top 10 durant ce Grand Prix, hormis en EL4 où il a pris la 12e place. Septième lors de chacune des trois premières séances libres, et huitième en qualifications, il pouvait viser un maintien parmi les dix premiers, mais a trop souffert avec ses pneus pour y parvenir.

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La difficulté des pneus

Dès son entrée en piste vendredi, le pilote de 24 ans a commencé à travailler sur les pneus afin de comprendre lequel serait le plus apte à lui convenir en course. L’intégralité des gommes disponibles (soft, medium, hard) a été testée durant le week-end, mais cela n’a pas permis de résoudre le principal problème rencontré.

“Il me manque de l’endurance sur l’avant. Lorsque j’ai essayé le pneu medium, je l’ai détruit très rapidement, et ensuite je suis passé sur le pneu soft et je l’ai détruit encore plus vite. Nous n’avons pas pris le pari de chausser le pneu dur, car il faisait trop froid. Nous avons donc terminé les EL4 avec deux pneus détruits”, commentait Morbidelli samedi.

“Ce sont des châssis et des moteurs montés sur des pneus, et étant donné qu’on a tous les mêmes pneus, parfois ils s’adaptent mieux à un autre type de pilote, de marque, de températures… C’est une combinaison très complexe.”

L’usure des pneus s’est révélée être le plus grand handicap de l’Italien au Qatar, qui a cependant reconnu se sentir à l’aise avec les réglages de la machine. Son choix s’est finalement porté sur le pneu soft pour la course, mais celui-ci n’a finalement pas été le bon : “J’étais très fort en début de course. J’essayais d’économiser le pneu, je ne roulais pas à la limite. Mais ça n’a pas tenu et j’ai dû ralentir, me mettre en ‘mode défense’ pour essayer d’amener la moto jusqu’à la fin. C’est dommage parce que j’étais rapide avec le pneu medium aussi, mais j’ai décidé de partir avec le soft car j’étais un tout petit peu plus rapide. Ça n’a tout simplement pas payé.”

Une performance encourageante

Bien que le numéro 21 ait souffert durant toute la seconde partie de la course, et n’a pu faire mieux que 11e au drapeau à damier, il a atteint l’objectif qu’il s’était fixé de rester dans le groupe de tête le plus longtemps possible. “Au début ce fut une bonne course pour moi, j’ai été en mesure de remonter assez rapidement, je me sentais fort et je gérais tout”, a-t-il expliqué.

“Je pense que personne n’attaquait beaucoup. J’ai pu remonter assez vite, et quand j’ai commencé à attaquer ils étaient dans la fenêtre basse des 1’55, alors qu’en début de course j’étais déjà dans le milieu des 1’55 assez facilement. Je suis donc très content du feeling que j’ai avec la moto, mais nous n’avons tout simplement pas bien géré les pneus.”

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Longtemps en piste avec les deux pilotes officiels, Valentino Rossi et Maverick Viñales, Morbidelli en a profité pour bien les observer et analyser leur machine : “J’ai passé pas mal de temps avec les Yamaha [en course], mais aussi avec les Honda. Typiquement, nous rencontrons des difficultés dans les phases d’accélération, dans le domaine de la traction, ainsi qu’en vitesse de pointe. C’est là que nous perdons le plus par rapport à eux.”

“Maintenant il nous reste à aller en Argentine et à voir notre niveau là-bas.” L’Italien aura la réponse dans deux semaines, puisque le plateau roulera sur le circuit de Termas de Río Hondo du 29 au 31 mars.

Avec Willy Zinck, Léna Buffa et Guillaume Navarro