Classé dans le trio de tête de toutes les séances d’essais libres, et même auteur du meilleur temps des EL4, Maverick Viñales s’est montré le plus rapide des pilotes Yamaha jusqu’aux qualifications du Grand Prix d’Autriche. En course, il a cependant dû se contenter d’une cinquième place, battu par Fabio Quartararo et Valentino Rossi.

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Qualifié quatrième, l’Espagnol a été débordé par Jack Miller à l’entrée dans le premier virage, avant de récupérer sa place à la sortie puis d’être à nouveau dépassé par le pilote Pramac au virage 3, cette fois avec une perte plus dommageable. Passé en sixième position, l’Espagnol a cédé une place supplémentaire au freinage du virage 1, dès l’entrée dans le deuxième tour, alors dépassé par Valentino Rossi.

Par la suite, il lui a fallu attendre le sixième tour pour parvenir à reprendre l’avantage sur Álex Rins. Lorsqu’il a réussi à repasser le pilote Suzuki, Rossi comptait toutefois plus de deux secondes d’avance et, bien qu’il ait pu revenir dans sa roue plus tard, il n’allait plus réussir à le dépasser. “Quand je suis arrivé sur Rossi, mon pneu arrière était détruit. Si j’avais essayé de l’attaquer, Rins m’aurait passé”, décrit Viñales.

À l’instar de Rossi, mais aussi de Márquez et Rins notamment, le #12 avait opté pour deux pneus medium, or comme il le craignait, il a subi une perte d’adhérence qui l’a mis en difficulté. Il met en cause pour cela le set-up choisi pour sa machine et qui s’est révélé inadapté. “On a opté pour des réglages qui n’ont pas fonctionné et qui ont fait se détruire le pneu très vite. Le set-up était différent, afin d’éviter que la roue arrière ne patine, comme cela a été le cas dernièrement, et cela nous a fortement conditionnés”, explique-t-il. “Ce week-end on a fait un pari sur un set-up qui n’a finalement pas fonctionné de la manière dont on le pensait. L’usure du pneu était très élevée et je l’ai donc détruit très rapidement.”

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“On a beaucoup progressé par rapport à l’année dernière, mais on s’est trompé dans notre choix de pneus. Je crois que le pneu tendre aurait mieux fonctionné. On n’a pas pensé à cette option”, admet Viñales, désormais impatient de retrouver une piste qui lui plaît de toute façon bien plus. “Yamaha travaille seulement dans une direction, il n’y a pas beaucoup de changements à faire. La moto est bien, le châssis est excellent, par contre on souffre quand il n’y a pas de grip. Quand l’adhérence baisse, il n’y a que nous qui sommes en difficulté.”

“On a sauvé les meubles sur deux pistes qui ne me réussissent pas très bien”, décrit-il. “Maintenant Silverstone arrive. Je ne voulais pas accorder trop d’attention à Brno et à l’Autriche. Silverstone est une piste qui me plaît vraiment et je vais tout donner.”

Avec Oriol Puigdemont