Les conditions des essais libres du Grand Prix de Valence, ce vendredi, n’ont pas été évidentes pour les pilotes. Inondée en EL1, la piste a une nouvelle fois été des plus piégeuses à cause des précipitations dans l’après-midi, désarçonnant de nombreux pilotes.

Johann Zarco, 13e à 1”379 du temps de référence de Marc Márquez, fut l’un des pilotes les plus assidus en piste dans la matinée, bouclant un total de 22 tours, en pneus tendres. Dans l’après-midi, le Français a cependant rapidement fini à terre, désarçonné sans sommation par sa Yamaha alors qu’il peinait à faire monter les pneus en température. Bilan : seulement huit tours réalisés et un 20e chrono à 2”943 de celui de Danilo Petrucci, bien peu représentatif de ses capacités.

Un Petrucci qui est d’ailleurs l’un des deux adversaires directs de Zarco sur cette dernière épreuve au classement général pour celui qui désire d’une part battre Álex Rins pour obtenir la cinquième place finale, et d’autre part l’Italien du team Pramac pour le gain du titre de meilleur pilote indépendant 2019.

“La moto ne prévient pas, et tu perds l’arrière. Pneus froids alors que c’était le deuxième tour. Nous n’avons pas eu ce problème ce matin”, relate simplement le Français au moment de décrire son infortune de l’après-midi. “Il faut s’adapter aux conditions et c’est pour cela que là, lorsque j’ai vu après la chute que je re-roule, rentre aux stands et qu’il pleut encore plus fort, j’ai dit : ‘J’attends.'”

 

Inutile en effet de prendre des risques ou de mettre à mal le reste de la préparation du week-end.

“On va utiliser du pneu, car on n’a pas beaucoup de pneus pluie et de toute façon, on sait que ça change demain, que la capacité est là et qu’il faut bien se mettre en place, c’est tout”, justifie le pilote Tech3, qui a passé toute la journée sur le composé tendre et essaiera le medium à l’avant ce samedi. “C’est celui que l’on arrive le mieux à faire travailler et de toute façon, au vu des conditions, on a vu que le medium arrière ne fonctionne pas. Ça ne marche pas comme en Malaisie.”

Lire aussi :

À l’abord du week-end, le #5 annonçait son désir de se mêler à la lutte pour la victoire sur cette ultime manche de la saison. L’an dernier, Valencia avait failli permettre au Cannois de concrétiser son rêve de première victoire en Grand Prix. Pense-t-il encore, après la journée de vendredi, être dans la lutte pour la première place du podium dimanche en cas de conditions mixtes ?

“Bien entendu, oui ! C’est ce que l’on n’a pas eu aujourd’hui, mais mon défaut, quand il pleut fort est que les pneus ne chauffent pas. Quand ça va sécher, si le pneu ne chauffe pas, c’est mon avantage. On a toujours un déficit à l’accélération. On patine et dès que l’on ne patine plus, la moto a des problèmes à d’autres endroits. Il faut choisir et parfois, c’est dur à accepter. On verra demain. Le niveau d’eau joue beaucoup là-dessus.”

Le pilotage dans ces conditions peut donner lieu à quelques frayeurs et tout passage sur les vibreurs ou lignes blanches est proscrit. “On patine tout de suite, ça ne vaut vraiment pas le coup. Dans cette ligne droite des stands, on sort en deux, trois, quatre, cinq, six, puis on entre dans une partie où l’on voit que la piste absorbe moins l’eau, et dès qu’il pleut, tu patines beaucoup. Et heureusement, après, pour le freinage, boum ! On retourne sur une zone de piste où l’on voit que ça draine et ça donne confiance !”

Pas question en tout cas de réguler la puissance de la Yamaha avec l’électronique, même si le patinage en ligne droite est très net. “Tu enlèves de la puissance, ou tu relâches ta main…”, décrit le #5. “Mais là, comme c’est aléatoire, un coup oui, un coup non, il vaut mieux avoir les bourrins et ensuite calmer par toi-même.”

Les Essais Libres 3 débuteront à 9h55. L’intégralité du programme du week-end est à retrouver ici.

Lire aussi :