Neuvième du Grand Prix de Grande-Bretagne, Fernando Alonso a enchaîné une quatrième arrivée consécutive dans les points cette saison, mais c’est l’agacement qui prédomine. Parti septième, le double champion du monde espérait mieux d’une course rendue chaotique par la pluie et marquée par cinq abandons. Ce n’est pas le niveau de performance de sa monoplace mais l’exécution stratégique d’Aston Martin qui l’a mis en colère à Silverstone, avec le sentiment d’un travail mieux fait de l’autre côté du garage.
Il faut dire que Lance Stroll, parti seulement 17e, est venu pointer son museau dans le top 10, dans le top 5… puis sur le podium provisoire au plus fort de l’épisode pluvieux dimanche après-midi. Le Canadien, finalement septième, a ensuite cédé face à la Stake Sauber d’un Nico Hülkenberg irrésistible. “La Sauber avait beaucoup plus de grip aujourd’hui et il aurait fallu que nous allions beaucoup plus vite”, estime-t-il, convaincu que le podium était en réalité hors de portée.
“Je pense qu’avec la dégradation que nous avions, nous n’aurions franchement pas pu décrocher un meilleur résultat. J’arrivais à peine à rester en piste à la fin avec les pneus tendres, ils étaient complètement détruits par le graining. Et puis les intermédiaires aussi : à un moment de la course, on perdait 20 secondes sur la Sauber, c’est dire la dégradation énorme qu’on avait. Avec une journée pareille, c’était difficile de vraiment se battre, mais au final c’est un bon résultat, de bonnes décisions stratégiques, donc c’est positif.”
Une “opportunité manquée” pour Alonso
Fernando Alonso ne comprend pas les choix stratégiques d’Aston Martin.
Photo de: Zak Mauger / LAT Images via Getty Images
Les bonnes décisions stratégiques soulignées par Lance Stroll le sont aussi par un Fernando Alonso qui déplore de ne pas en avoir autant bénéficié de son côté, pointant notamment du doigt un mauvais timing dans le passage aux pneus slicks. L’Espagnol est plus que jamais perplexe devant la manière dont sa course a été gérée depuis le muret des stands, appelant Aston Martin à un sursaut en la matière.
“C’était une course très difficile à exécuter, et pour nous, ça s’est transformé en opportunité manquée”, rumine-t-il au micro de DAZN. “Évidemment, je ne suis pas satisfait. On partait septième, on termine neuvième, il y a quelque chose qu’on a mal exécuté. Il va falloir que je revoie la course.”
“J’ai perdu 25 secondes en trois tours. Mais bon, c’est l’équipe qui t’appelle aux stands. L’équipe a plus d’infos que toi : elle a tous les temps au tour, les données sur les pneus – on avait beaucoup de graining à ce moment-là -, elle voit les températures baisser, elle a les chronos, elle a aussi les données de l’année dernière dans une situation similaire de passage des intermédiaires aux slicks. Donc ils savent comment les temps évoluent et quel est le bon moment pour s’arrêter. Ils ont décidé que c’était là, mais oui, ça nous a coûté 25 secondes.”
“En général, dans ce genre de situations, de l’autre côté du garage, ils sont souvent plus précis. Ils ont bien fait. En fait, Lance s’est arrêté deux fois avant même que je fasse mon premier arrêt, ce qui l’a mis en troisième position. C’est pour ça que parfois j’ai du mal à comprendre, car on a une autre voiture dans l’équipe qui nous donne des infos, et si cette voiture est troisième, je ne vois pas comment on ne peut pas utiliser ces données de notre côté du garage. C’est interne.”
“Mais, comme je dis souvent, parfois la stratégie joue en ta faveur, parfois non. Il y a une semaine en Autriche, la stratégie nous a permis de marquer des points alors qu’on n’était peut-être pas en position de le faire. Et aujourd’hui, la stratégie nous a fait en perdre quelques-uns. Mais bon, on prend deux points.”
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