<p>La vie d’<strong>Aston Martin</strong> n’a jamais été un long fleuve <strong>tranquille</strong> et, aujourd’hui encore, l’avenir de la firme de <strong>Gaydon</strong> reste incertain. Mais la DB9 incarne une période relativement <strong>calme</strong> où, après des années de disette, Aston a su <strong>renouer</strong> avec les bénéfices. La <strong>DB7</strong> lancée sous l’ère Ford a été le socle de ce <strong>renouveau</strong>, indispensable pour regagner la <strong>confiance</strong> d’une clientèle qui était allée voir ailleurs. Lorsque l'<strong>Aston Martin DB9</strong> a pris le relais en 2004, celle-ci a su conforter cette <strong>volonté</strong> d’aller de l’avant pour repartir du bon pied. Ce qui s’est accompagné par un <strong>solide</strong> plan produit, avec le lancement de la <strong>variante</strong> cabriolet Volante en mai 2005, puis des <strong>dérivés</strong> sportifs DBS et Virage. Ces dernières étant <strong>spécifiques</strong>, nous les laisserons de côté dans ce <strong>dossier</strong>.</p> <h2><strong>Aston Martin DB9 : la classe à l'anglaise !</strong></h2> <p>Rassurez-vous, avec un <strong>V12 5.9 de 450 ch</strong>, la <strong>DB9</strong> classique en offre largement assez ! Il faut bien ça puisque <strong>l’anglaise</strong> pèse 1 760 kg à vide en coupé avec la boîte <strong>automatique</strong> à 6 rapports, cette dernière équipant 98 % d’exemplaires. Dommage, car sa <strong>gestion</strong> est lente et perfectible. Quant au <strong>cabriolet</strong>, sachez qu’il pèse <strong>150 kg de plus</strong>.<br /> À partir de <strong>2008</strong>, le V12 de la <strong>DB9</strong> gagne 27 ch supplémentaires, soit<strong> 477 ch</strong>. Un <strong>bonheur</strong> n’arrivant jamais seul, <strong>Aston</strong> en profite pour améliorer les <strong>trains</strong> roulants, en montant des <strong>renforts</strong> dans la coque au niveau de <strong>l’attache</strong> des trains avant et arrière. Mais le <strong>meilleur</strong> arrive en 2010, à l’occasion d’un léger <strong>restylage</strong>. Outre une <strong>aérodynamique</strong> optimisée grâce à l’adoption de <strong>nouveaux</strong> bas de caisse, l’esthétique est légèrement améliorée avec des <strong>optiques</strong> redessinées, tandis qu’une clé en <strong>cristal</strong> fait son apparition.<br /> L’<strong>essentiel</strong> porte sur la <strong>technologie</strong>, avec une gestion bien plus <strong>rapide</strong> de la boîte <strong>automatique</strong>, tandis qu’une <strong>suspension</strong> pilotée est montée de série, permettant à l’<strong>auto</strong> de gagner en <strong>confort</strong> et en efficacité. Pour finir sa longue <strong>carrière</strong> en beauté, l'<strong>Aston Martin DB9</strong> n’aura de cesse de muscler son jeu, en délivrant <strong>517 ch</strong> à partir de 2013, puis 547 ch de 2016 à 2017 dans son ultime <strong>version</strong> GT.<br /> Si cette dernière s’affiche encore à des <strong>prix très élevés</strong>, en flirtant avec les 140 000 € avec un faible <strong>kilométrage</strong>, une <strong>DB9</strong> de 2004 ou 2005 dépassant les 120 000 km sera à vous pour moins de 45 000 €. Voilà qui est tentant pour s’offrir ce <strong>concentré</strong> de crème anglaise…</p> <h3><strong>L’intérieur</strong></h3> <p>On est loin de <strong>l’artisanat</strong> que l’on retrouvait dans certains <strong>modèles</strong> des années 1980-1990. Sur ce point, l'<a href="https://www.astonmartin.com/fr?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">Aston Martin</a> DB9 a passé un cap et se révèle<strong> mature</strong>, en offrant un habitacle <strong>cosy</strong> à la finition parfaite. Bien sûr, on peut <strong>légitimement</strong> lui reprocher une <strong>ergonomie</strong> perfectible, une habitabilité arrière <strong>ridicule</strong> ou un GPS d’un autre temps. Cela <strong>concerne</strong> les exemplaires antérieurs au restylage de 2010, un léger mieux étant perceptible après, y compris pour ce qui est de la <strong>dotation</strong>, qui intègre de série une<strong> hi-fi B&amp;O</strong>. Outre un système <strong>d’ouverture</strong> des portes parfois <strong>récalcitrant</strong> au niveau des gâches, on note aussi une fragilité <strong>chronique</strong> des cuirs. Ils sont <strong>sensibles</strong> aux rayures et ne supportent pas d’être <strong>exposés</strong> trop longtemps au soleil, sous peine de se <strong>rétracter</strong> et de gondoler.</p> <h3><strong>La carrosserie et la structure</strong></h3> <p>L'<strong>Aston Martin DB9</strong> mixe l’acier au niveau de sa coque et l’<strong>aluminium</strong> au niveau de sa cellule centrale, ces <strong>éléments</strong> étant rivetés-collés. Autant dire qu’en cas de <strong>choc</strong> important, seule l’usine sera capable d’y <strong>remédier</strong>. Il en est de même en cas de <strong>sinistre</strong> sur la carrosserie, celle-ci étant <strong>partiellement</strong> en aluminium. Quant au coffre, mais aussi les <strong>ailes avant</strong> et bien sûr les boucliers, ils sont en <strong>composite</strong>. Malgré ces disparités de <strong>matériaux</strong>, la <a href="https://www.sportauto.fr/aston-martin/db9/gt-db9/une-db9-gt-a-la-sauce-james-bond-34314.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">DB9</a> présente un rendu <strong>impeccable</strong> sur le plan des ajustages et des <strong>peintures</strong>.<br /> Le <strong>moindre</strong> défaut doit vous alerter : cela n’est pas <strong>normal</strong> et cache une remise en état <strong>perfectible</strong> réalisée hors réseau à la suite d’un <strong>accident</strong>. Ne négligez aucun problème apparent, un phare valant ici 3 900 €, tandis qu’un <strong>bouclier</strong> avant est facturé 5 000 € ! Enfin, pour le <strong>cabriolet</strong>, vérifiez le bon fonctionnement et état de la <strong>capote</strong> électrique, à actionner de <strong>préférence</strong> sur un sol plat.</p> <h3><strong>Le moteur</strong></h3> <p>Avec un <strong>V12 5.9 atmosphérique</strong> à la sonorité envoûtante, développant de <strong>450 à 547 ch</strong> selon les millésimes, la <strong>DB9</strong> donne dans du lourd. Et dans l’éprouvé, puisque ce <strong>sublime</strong> V12 a été monté sur d’autres modèles <strong>bénéficiant</strong> d’une solide distribution par chaîne. Réputé très <strong>robuste</strong>, ce bloc réclame un <strong>entretien</strong> suivi, de préférence chez <strong>Aston</strong> ou chez de bons spécialistes. Prévoyez une <strong>révision</strong> tous les 16 000 km – dans la limite d’un an –, ce qui coûte<strong> 1 760 €</strong> dans le réseau, voire 2 290 € pour la <strong>grosse révision</strong> à faire en alternance. Enfin, vérifiez bien que le <strong>moteur</strong> ne présente pas de fuites.</p> <h3><strong>La transmission</strong></h3> <p>Cette <strong>propulsion</strong> a reçu dans de rares <strong>occasions</strong> en début de carrière une boîte <strong>manuelle</strong> à 6 rapports, très agréable à l’usage et <strong>réputée</strong> solide. Cependant, il faudra prévoir un budget <strong>embrayage</strong> considérable, de l’ordre de 8 510 €, une <strong>opération</strong> préconisée vers les… 60 000 km ! Bien plus courante est la boîte <strong>automatique</strong> Sport tronic, comportant aussi 6 rapports. Sa <strong>gestion</strong> est lente, voire <strong>capricieuse</strong>, sur les premiers modèles produits jusqu’en <strong>2005-2006</strong>. De même, certaines <strong>durits</strong> peuvent fuir.<br /> Pour éviter toute<strong> surchauffe</strong>, l’<strong>huile de boîte</strong> doit être propre et à niveau, et une <strong>vidange</strong> s’impose tous les quatre ans environ, avec le pont, dans la limite de <strong>60 000 km</strong>. À cette occasion, il est recommandé de<strong> changer la crépine</strong>. Après 2008, la boîte <strong>bénéficie</strong> d’un logiciel plus performant, permettant de <strong>changer</strong> de vitesse plus rapidement. À l’usage, les <strong>passages</strong> ne doivent <strong>présenter</strong> aucun à-coup.</p> <h3>Les trains roulants</h3> <p>Comme on pouvait le craindre, la <strong>DB9</strong> fait souffrir ses<strong> trains roulant</strong>s, notamment en conduite rapide. Outre une <strong>usure</strong> précoce de certains <strong>périssables</strong> qui ne sont déjà pas<strong> donnés</strong>, comme les pneus ou les <strong>freins</strong> (4 540 € les quatre pneus et 5 170 € les quatre disques avec la main-d’œuvre), les premiers <strong>éléments</strong> à s’abîmer sont les <strong>silentblocs</strong> des triangles de <strong>suspensions</strong>, des composants <strong>réputés</strong> fragiles à vérifier avant d’<strong>acheter</strong>. En roulant au pas, sur un <strong>mauvais</strong> revêtement, tout bruit <strong>métallique</strong> doit vous alerter.<br /> À ce sujet, sachez qu’<strong>Aston</strong> a effectué un rappel sur quelques <strong>modèles</strong> (2005-2006), visant à remplacer des vis arrière des <strong>triangles</strong> inférieurs avant. De même, les <strong>amortisseurs</strong> peuvent présenter des fuites, notamment sur les <strong>exemplaires</strong> roulant peu ou pas assez. Ces <strong>éléments</strong> sont très chers, puisque facturés 9 140 € pour un <strong>remplacement</strong> dans le réseau. Enfin, comme sur toutes ces <strong>GT</strong>, les jantes s'exposent aux <strong>chocs</strong>. Attention au <strong>prix</strong> : comptez 1 290 € pièce !</p> <h2><strong>Aston Martin DB9 : les coûts d’entretien</strong></h2> <p><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-434110"><img itemprop="thumbnailUrl" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-434110 img-responsive " src="https://sf.sportauto.fr/wp-content/uploads/sportauto/2025/06/capture-2025-06-24-a-15.58.39.jpg" alt="" width="626" height="480" /></span></p> <h2>Les coûts d’assurance</h2> <p><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-434111"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-434111 img-responsive " src="https://sf.sportauto.fr/wp-content/uploads/sportauto/2025/06/capture-2025-06-24-a-15.58.49.jpg" alt="" width="618" height="389" /></span></p> <h2>Les tarifs en occasion</h2> <p>Avec des <strong>premiers</strong> prix débutant à 43 000 € pour les plus anciens <strong>modèles</strong>, avec<strong> 120 000 km</strong> au compteur, les dernières<strong> DB9 GT</strong> peuvent approcher les <strong>140 000 €</strong> avec moins de<strong> 5 000 km</strong> au compteur. Le <strong>véritable</strong> prix est plutôt situé vers les<strong> 65 000 €</strong>, pour une DB9 restylée de 2011 totalisant<strong> 60 000 km</strong>, les cabriolets étant un peu plus chers.</p> <h2>Le choix de Sport Auto</h2> <p><em>Les derniers<strong> exemplaires</strong>, mieux équipés, <strong>fiabilisés</strong> et plus puissants, sont les plus <strong>désirables</strong>, mais à quel prix ! Ici, nous viserons le <strong>meilleur</strong> compromis, et ce sera donc un <strong>coupé</strong>, moins lourd et moins cher que le <strong>cabriolet</strong>, si possible un exemplaire <strong>postérieur</strong> au restylage de 2010. Un achat qui réclame un <strong>budget</strong> d’environ 60 000 €…</em></p> <meta name="original-source" content="https://www.sportauto.fr/occasion/aston-martin-db9-occasion-2-434107.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.sportauto.fr/occasion/aston-martin-db9-occasion-2-434107.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />