Des pilotes ont pour la première fois de la saison été pénalisés pour avoir roulé avec des pressions trop basses lors de la course sprint de Jerez, cinq d’entre eux ayant été rattrapés par la patrouille, dont Fabio Quartararo, qui avait pris la troisième place. Apparue en cours de saison en 2023, la règle était très redoutée pour ces effets en début d’année mais elle a été adoucie en deux temps.

Michelin a finalement imposé des critères moins exigeants, avec une pression de 1,80 bar contre 1,88 l’an passé, et pour compensation de la respecter pendant 60% de la durée des courses, au lieu de 50% en 2023, mais la durée est restée de seulement 30% pour la course sprint. La sanction en cas d’infraction a également été allégée, les exclusions tant redoutées étant remplacées par des pénalités en temps, de huit secondes dans le sprint et 16 secondes en course principale.

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À Jerez, Quartararo mais aussi Raúl FernándezFabio Di GiannantonioJack Miller et Álex Rins ont été sanctionnés pour avoir passé plus de 70% des tours avec une pression trop basse lors du sprint. La température fraiche – peu propice à une montée de la gomme en température, et donc en pression – ainsi que la volonté des équipes de ne pas trop gonfler les pneus, pour offrir une plus grande surface de contact sur un circuit qui restait partiellement humide, peuvent expliquer ces multiples infractions.

Miguel Oliveira fait partie de ceux qui ont profité des pénalités, puisque celle de son coéquipier lui a permis de passer de la neuvième à la huitième place, cependant il estime que dans de telles conditions, la règle ne devrait plus être imposée aux pilotes.

“Quand la piste est humide, comme [lors du sprint], la règle sur les pressions de pneus ne devrait pas être appliquée, selon moi, parce que ce n’est pas cette pression de 0,05 bar qui vous donnera la réponse à une bonne performance”, a commenté le Portugais. “C’est la règle, c’est comme ça, mais mon opinion est que quand les conditions sont stables, tout le monde est capable de respecter les règles et c’est un peu plus facile.”

Quartararo, passé de la troisième à la quatrième place avec la sanction, a de son côté pris la situation avec philosophie. “On a passé un bon moment sur le podium, on a profité avec l’équipe”, a souligné le pilote Yamaha, peu habitué à ces positions en ce moment. “Pour moi, c’était le plus important. Je sais très bien que ce ne sont pas 0,05 qui vont changer quelque chose à ma course, mais bon, c’est le règlement.”

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