Lucio Cecchinello est un patron d’équipe affairé, pleinement impliqué dans le challenge relevé cette année par Honda pour retrouver une moto compétitive. Actuellement dernier du classement des équipes, mais à trois points seulement de la formation officielle du HRC, le team LCR participe aux essais et aux évaluations de matériel pour le constructeur, avec notamment en vue un test au Mugello qui se tiendra après le GP de France et où d’importantes nouveautés sont attendues.

Compte tenu de l’ampleur de la tâche, le directeur de LCR n’accorde que peu d’attention pour le moment aux questions portant sur la constitution de la grille 2025, bien que son équipe ne soit pas au complet. Il sait de toute façon que Johann Zarco est assuré de conserver sa place, lui qui a rejoint le garage cette année. “Nous avons avec lui un contrat de deux ans, ce qui n’est pas le cas de Nakagami”, rappelle Lucio Cecchinello à GPOne.

“Nous sommes actuellement engagés avec Honda pour 2025 et nous discutons d’un renouvellement. Pour Takaaki, il est prématuré de parler de remplacement, car il y a d’autres priorités. Il est certain que le manque de résultats ne lui est pas imputable. Il faut se souvenir qu’il a fait quatrième à Jerez en 2020, alors que nous sommes maintenant en fond de classement. Et c’est la même chose pour Marini. Avant de penser à changer les pilotes, nous devons mettre au point la moto.”

L’expérience précieuse de Zarco

En rejoignant LCR, Johann Zarco a apporté avec lui toute son expérience, lui qui a eu l’opportunité de courir sur Yamaha, KTM et Ducati, en plus de piges précédentes sur la Honda et même d’un test sur la Suzuki. Lucio Cecchinello commence tout juste à construire avec le Français une relation de travail qui pourrait bien jouer un rôle central dans le développement de la RC213V, et il ne voit pas d’un mauvais œil le caractère affirmé de son pilote.

“Je n’avais jamais travaillé avec lui, en plus nous n’avons fait que quatre week-ends de course. Donc, pour le moment, je n’ai pas pu apprécier le caractère que tout le monde dit particulier”, souligne le patron italien. “Jusqu’à présent, il n’a jamais perdu patience. Il fait ressortir sa frustration quand il n’arrive pas à signer le temps qu’il voudrait, ou quand on le fait tomber comme [dimanche], même si le sujet a été extrapolé par les médias.”

“Dans l’ensemble, j’ai remarqué que quand il exprime un désaccord de façon vigoureuse, au bout de quelques minutes il se calme et il devient très raisonnable. C’est bien de travailler avec lui, il a beaucoup d’expérience et ça nous conforte pour la suite.”

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