Augusto Fernández subit la loi de Pedro Acosta depuis le début de la saison. Déjà associé à son compatriote en 2022 en Moto2, Fernández avait décroché le titre quand Acosta vivait une première saison en dessous de ses attentes dans la catégorie. Reformé en MotoGP cette année, le duo a vu le rapport de force s’inverser clairement en faveur du plus jeune, auteur de quatre top 10 en autant de courses du dimanche… le même total que pour Fernández en plus d’un an dans l’élite.

“Je suis encore loin, je ne montre pas les résultats”, reconnaissait Fernández en début de week-end sur le circuit de Jerez, affichant son espoir sur un terrain qui avait réussi à KTM en 2023. La marque a été plus à la peine cette année, mais la course sprint a cependant montré des promesses samedi.

Fernández a en effet réussi à rester sur ses roues, un petit exploit en prenant en compte les 15 chutes, et a pris la septième place du sprint. Il s’agissait de son meilleur résultat dans cet exercice et seulement la troisième fois qu’il y inscrivait des points en 23 tentatives, mais la performance est naturellement passée au second plan, Acosta étant deuxième à l’arrivée.

Après cette éclaircie, rien ne s’est passé comme prévu pour Fernández dimanche. En raison d’un problème d’embrayage, il n’a pas pu immobiliser sa moto correctement sur la grille, ce qui a été considéré comme un départ volé et lui a valu un double long-lap. Ayant visiblement remarqué trop tard qu’il avait reçu cette sanction, il n’a pas pu s’en acquitter dans les temps et a reçu une nouvelle pénalité, un passage à vitesse réduite par les stands. Totalement décroché du reste du plateau, Fernández a fini par abandonner.

“J’ai eu un problème d’embrayage, je n’ai pas pu engager le neutre. Je suis resté sur le premier rapport et la moto continuait à rouler. Je savais [que j’étais mal placé]. J’ai essayé de comprendre le rythme et j’ai fait les long-laps trop tard… un désastre total. On doit analyser le problème d’embrayage à cause du départ, et je ne sais pas si la moto se comportait normalement ensuite. Tout était perdu.”

Augusto Fernandez, Red Bull GASGAS Tech3

Augusto Fernández

Photo de: Rob Gray / Polarity Photo

Après ce qu’il qualifiait lui même de “journée perdue”, Fernández comptait beaucoup sur le test de lundi pour progresser : “On doit trouver quelque chose pour être plus rapides et je suis certain que l’équipe va résoudre le problème d’embrayage, parce que ce n’est pas normal.”

Je ne suis pas encore assez rapide.

L’Espagnol a finalement connu une journée “dure”, car conclue sur une chute, mais “très importante” lundi : “On cherche encore des réglages qui nous aideront à améliorer nos sensations d’ensemble, à être rapides et plus performants. Je ne suis pas encore assez rapide, mais je ne suis pas mécontent de notre journée. On a pu réduire les options, on a mis en évidence ce qui ne fonctionnait pas et c’est positif pour nous parce que ça nous mènera à une solution qui fonctionnera. On se rapproche de notre objectif, et c’est ce qui m’aide à rester motivé.”

“Le processus est lent, on traverse un moment difficile, mais on ne renonce pas. Je tiens à présenter mes excuses à l’équipe pour la chute à la fin, et les remercier pour leur travail. On va se reposer un peu et se préparer pour Le Mans, une piste que j’aime beaucoup, et qui était un bon GP pour nous la saison dernière.”

Le passage du MotoGP dans la Sarthe arrive en effet à point nommé pour Fernández puisqu’il y a décroché son meilleur résultat dans le championnat la saison passée, en prenant la quatrième place.

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