L'éviction d'Horner "ne devrait surprendre personne", selon Herbert

Ancien pilote et commissaire de F1, Johnny Herbert a prédit à Red Bull Racing une période “vraiment difficile” dans la foulée de l’éviction de Christian Horner qui, selon lui, n’est pas surprenante au vu du contexte des deux dernières saisons.

Le départ de Horner, 20 ans après avoir pris ses fonctions au sein de l’écurie autrichienne, a fait l’effet d’une bombe dans le monde la Formule 1 au beau milieu de la saison 2025. Pourtant, les 18 derniers mois du règne du Britannique n’ont pas été de tout repos, à commencer par l’affaire de comportement inapproprié présumé qui l’a affaibli au début de l’année 2024. 

Pour Herbert, toutefois, il est clair que cette issue n’est si inattendue que cela. “Eh bien, je pense que ce n’est pas une surprise, ça ne devrait surprendre personne”, a expliqué pour RacingNews365 celui qui a lui-même été écarté de son poste de commissaire de course de la FIA en début d’année.

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“Je me souviens que lorsque tout a commencé, Ford Motor Company n’était pas vraiment ravie des rumeurs qui circulaient à l’époque. Il a tenu bon pendant un certain temps, mais c’est quelque chose qui n’allait jamais s’effacer. Et quand ça ne disparaît pas, ce n’est jamais bon d’avoir ce genre de chose qui vous colle à la peau.”

Outre des retombées tardives de l’affaire Horner, Herbert ne manque pas d’évoquer une autre hypothèse qui a été souvent mise en avant depuis plusieurs jours, à savoir la possibilité que cette éviction ait, de près ou de loin, un lien avec l’avenir de Max Verstappen : “Mais y a-t-il aussi un lien avec Max ? Parce que Jos [Verstappen, le père du pilote] était très virulent et ne voulait pas de Christian. C’est peut-être ça. On dirait bien que c’est chez Mercedes qu’il va finir. Donc, tout ce qui concerne Christian n’est probablement pas une surprise.”

Une référence aux discussions qui se tiennent entre Toto Wolff et Max Verstappen pour l’avenir, la marque allemande ne désespérant pas d’attirer dans ses filets le Néerlandais en vue de la prochaine ère réglementaire qui démarre en 2026.

Red Bull “dans une position très précaire”

Laurent Mekies prend la succession de Christian Horner chez Red Bull.

Laurent Mekies prend la succession de Christian Horner chez Red Bull.

Photo de: Red Bull Content Pool

Concernant l’équipe Red Bull, désormais dirigée par Laurent Mekies mais qui a connu une importante vague de départs chez ses cadres depuis deux ans, Herbert prédit des lendemains difficiles : “À présent, ça va être une période très difficile pour eux, évidemment, avec tous les changements, avec [les départs de] Jonathan [Wheatley, directeur sportif] et Adrian [Newey, directeur technique en chef] et quelques autres personnes. Et, bien sûr, de Christian également.”

“Ils se trouvent actuellement dans une position très précaire, car, comme dans tout ce qui touche à la Formule 1, il faut disposer des bons ingrédients, notamment au niveau du personnel et de la direction, et tout cela s’est lentement érodé.”

Des départs qui coïncident avec la baisse de performances de l’écurie passée, début 2024, d’une position dominante à une situation actuelle où l’écurie est régulièrement dominée par McLaren, tout en étant à la peine au classement constructeurs en raison d’un deuxième baquet désespérément sous-performant.

“Et puis, au bout du compte, il y a les performances en piste, et un Max probablement pas très satisfait ; Jos n’est certainement pas content, mais c’est probablement Max qui n’est pas heureux”, a ajouté Herbert. “Parce que Max, comme vous le savez, veut être dans une situation où il peut gagner des courses et le championnat du monde, et ce genre de choses, encore une fois, s’est lentement érodé au cours de la dernière année et demie.”

Avec Lydia Mee

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