L’accrochage entre Johann Zarco et Aleix Espargaró a été très commenté, principalement en raison de la colère du Français face à l’attentisme de la direction de course, mais il n’a pas été le seul à survenir au virage 5 pendant la course de Jerez. Huit tours plus tard, Jack Miller et Franco Morbidelli ont fini au tapis au même endroit, dans des circonstances pourtant assez différentes.

Après avoir perdu des places en début de course, Miller occupait la 11e position, tandis que Morbidelli était en pleine remontée après un départ difficile. Les deux hommes se sont retrouvés côte à côte et ont eu un contact qui les a immédiatement projetés à terre. “Malheureusement, […] Franky a décidé qu’il voulait tenter une manœuvre alors qu’il n’y avait pas de place”, a résumé Miller. “Ça nous a envoyés à la douche plus tôt, donc ça n’est pas la façon dont on voulait conclure la journée.”

Morbidelli a de son côté assuré qu’il ne tentait même pas un dépassement. Les deux pilotes avaient des trajectoires très différentes qui ont fini par se croiser. “C’était un incident de course, malheureusement”, a estimé l’Italien. “Jack avait une trajectoire différence, c’était à la fin de la course, j’étais plus rapide que lui, assez nettement, mais je ne pouvais pas le doubler parce qu’il freinait très fort. Dans ce virage, je ne voulais même pas le doubler, mais la façon dont il a pris la trajectoire… Je pensais pouvoir passer en étant sur la mienne.”

“Finalement on a eu un contact, c’est dommage, mais c’était décevant dans l’ensemble parce que le départ a été mauvais. J’ai encore subi beaucoup de dépassements agressifs et j’ai perdu beaucoup de positions, je me suis retrouvé dans un groupe qui n’était pas le mien. L’aspect positif est qu’on avait la vitesse.”

Morbidelli comprend la colère de Miller

Les caméras ont filmé un début d’altercation dans le bac à graviers. Morbidelli estime qu’il était “acceptable d’être en colère” pour Miller, mais le pilote KTM a surtout été agacé par les premiers commentaires de son rival, qui n’avaient aucun sens à ses yeux.

“Dans les graviers, Franky m’a parlé de ce que je lui aurais fait [dans le sprint] et j’étais plutôt abasourdi parce que j’ai dit ‘Écoute, je suis tombé dès le premier tour hier, alors je ne sais pas ce que j’aurais pu faire’. Je ne sais pas s’il m’a confondu avec quelqu’un d’autre. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas ce que l’on voulait. J’ai dû aller voir Freddie [Spencer, responsable des commissaires de course], dans le bureau du directeur, et leur parler, mais c’est comme ça.”

L’incident a en effet été analysé par les commissaires et comme pour celui entre Zarco et Espargaró, il n’a mené à aucune sanction. L’attitude de Miller après l’accrochage a également été évoquée lors de la réunion. “J’ai plutôt été réprimandé pour mes actions après coup mais je ne l’ai pas frappé, je ne lui ai pas donné de coup de poing ou quoi que ce soit de ce genre”, s’est-il justifié. “On m’a percuté.”

Avec Lorenza D’Adderio

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