Un meilleur résultat de la saison frustrant pour Peugeot à São Paulo

Moins d’un mois après des 24 Heures du Mans décevantes, Peugeot a relevé la tête aux 6 Heures de São Paulo. Le Lion a même décroché son meilleur résultat de l’année, tant en qualifications avec un double top 6 qu’en course en plaçant la 9X8 n°94 au sixième rang devant la n°93, pour ce qui n’est que le cinquième double top 10 du prototype en 23 départs.

La n°94 était pilotée par Loïc Duval et Malthe Jakobsen, et la n°93 par Paul Di Resta et Mikkel Jensen, tandis que Jean-Éric Vergne et Stoffel Vandoorne étaient retenus par la manche de Berlin en Formule E. Quatrième et cinquième en début d’épreuve, les deux prototypes n’ont cependant pas pu contenir la Porsche n°6 et la BMW n°20.

À l’arrivée, plus que la satisfaction de ce meilleur résultat de l’année, c’est une certaine frustration qui prédominait dans le clan tricolore, convaincu qu’il aurait été possible de faire mieux si les Peugeot 9X8 avaient moins usé leurs gommes.

“Notre rythme de course fut celui attendu, mais nous avions peut-être sous-estimé celui de nos trois concurrents directs qui étaient très rapides”, a reconnu Olivier Jansonnie, directeur technique de Peugeot Sport. “On aurait pu faire P5 et P6, c’est dommage, mais on a perdu du temps sous FCY. Il faudra analyser pourquoi. Les écarts sont de plus en plus faibles, et il y aura d’autres opportunités de bien figurer d’ici à la fin de saison.”

#93 Peugeot Totalenergies Peugeot 9X8: Paul Di Resta, Mikkel Jensen

La Peugeot n°93 de Paul Di Resta et Mikkel Jensen

Photo de : FIAWEC – DPPI

Duval et Jensen étaient en piste en début d’épreuve et ont dû écourter leur deuxième relais en raison d’une dégradation excessive de leurs pneus, avant de céder leur place à Malthe Jakobsen et Paul Di Resta, puis de reprendre le volant en fin d’épreuve.

“Un départ assez calme pour moi et un bon premier relais”, a résumé Jensen. “J’ai davantage souffert lors de mon deuxième relais à cause d’une forte dégradation des pneus arrière qui nous a obligés à avancer notre pit-stop. En conséquence, notre dernier relais a été un peu plus long que pour nos concurrents, et en plus, nous n’avons pas eu de chance avec les FCY qui nous ont coûté une quinzaine de secondes.”

Duval préfère voir le positif, et notamment d’avoir su tirer les leçons de son début de course pour bien gérer les pneus en fin d’épreuve. “L’avantage des équipages de deux pilotes, c’est qu’on apprend beaucoup du premier double relais et qu’on peut corriger le tir en fin de course”, a expliqué le Français. “Sur cette course, il fallait avant tout gérer la dégradation des pneumatiques et ne pas trop attaquer, ce que j’ai mieux réussi à faire quand je suis revenu au volant en fin d’épreuve.”

“Dans l’ensemble, c’est un bon week-end pour le team avec de belles performances en qualifications et un bon résultat final. Il faut désormais travailler sur la dégradation des pneumatiques.”

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