Honda vit un début de saison en dessous de ses attentes. Le constructeur japonais savait qu’il serait distancé tant son retard était important l’an passé, mais il comptait sur une moto profondément remaniée pour entamer sa remontée. Selon Joan Mir, Honda s’est cependant fourvoyé dans son développement et les pilotes sont restés en fond de classement.

Les effets des concessions dont bénéficient les deux marques japonaises mettront naturellement du temps à se faire ressentir, puisqu’elles n’ont pas encore eu l’opportunité de lancer d’évolutions sur le moteur, ce qui est interdit aux trois marques européennes, et que ce n’est que depuis que le championnat a débuté qu’elles peuvent bénéficier des tests supplémentaires avec leurs titulaires.

Honda effectue en tout cas l’essentiel de son roulage sur le circuit de Jerez, théâtre du prochain Grand Prix, principalement avec son pilote d’essais Stefan Bradl, mais aussi avec Luca Marini récemment. Johann Zarco pense que l’expérience engrangée sur ce tracé pourrait jouer en faveur de la marque ce week-end.

“Jerez est une piste beaucoup plus petite, avec des virages plus serrés”, a précisé le pilote LCR sur Canal+. “Est-ce que ça peut nous aider ? Avec tous les tests qu’ils ont faits, ça peut nous permettre d’être plus prêts et de voir ce que ça donne.”

Johann Zarco, Team LCR Honda

Johann Zarco

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Zarco pense en effet qu’arriver sur un circuit après y avoir mené des tests au préalable est un atout majeur pour Honda. La marque n’a brillé dans aucune des courses depuis le début de la saison mais c’est à Losail qu’elle a affiché la meilleure forme et pour le Français, les tests de pré-saison n’y sont pas étrangers. Face à une concurrence plus en maîtrise, Honda parviendrait selon lui à compenser une partie de son retard en multipliant les kilomètres sur un tracé donné.

“Est-ce que ça a permis [au Qatar], disons, de peaufiner ?” s’est-il interrogé. “À un moment donné, même ceux de devant, ils ne peuvent peut-être plus suffisamment progresser et nous, ça nous a permis de mieux combler le retard. On avait le temps de tout préparer pendant les essais – les tests hivernaux – ce qui nous a permis d’être ‘presque’ dans le coup lors du week-end de course.”

“Quand on découvre une piste [comme à Austin], quand on arrive et qu’il y a des pré-réglages, peut-être que l’on part de trop loin. On n’a pas changé les réglages de la moto, c’est vraiment, je pense, ce petit côté de peaufiner un peu tout qui [a fait] qu’au Qatar, on était un peu plus prêts.”

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